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Créer Son Entreprise au Sénégal : Guide Complet Pour Débutants
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Créer Son Entreprise au Sénégal : Guide Complet Pour Débutants

Tu as une idée de business. Tu vends peut-être déjà des produits sur Instagram ou WhatsApp. Tu as un talent que tu veux monétiser. Ou tu es simplement fatigué de chercher un emploi et tu veux créer le tien.

Mais entre l'idée et l'entreprise formelle, il y a un mur d'administration, de sigles mystérieux (RCCM, NINEA, OHADA, BCE, APIX, DGID...) et de démarches qui semblent impénétrables. Ce guide va démolir ce mur, brique par brique.

Voici tout ce que tu dois savoir pour créer ton entreprise au Sénégal en 2026 — de la forme juridique au premier FCFA encaissé légalement. Pas de jargon inutile, pas de blabla. Des étapes concrètes, des coûts réels et des adresses pratiques.


Pourquoi formaliser ton activité (même si « ça marche déjà comme ça »)

Beaucoup d'entrepreneurs sénégalais se disent : « Je vends bien sur les réseaux sociaux, pourquoi me compliquer la vie avec l'administration ? » La réponse tient en cinq raisons très concrètes.

Accéder aux financements. La DER/FJ, le FONGIP, l'ADEPME, les banques — tous exigent un RCCM et un NINEA pour considérer ta demande. Sans formalisation, tu es invisible pour tout l'écosystème de financement public et privé. Les montants disponibles vont de 500 000 FCFA (nano-crédit DER) à 30 millions FCFA et au-delà pour les projets structurés.

Signer des contrats. Aucune entreprise sérieuse, aucune ONG, aucune administration ne signera un contrat avec toi si tu n'as pas de structure légale. Tu te fermes l'accès aux marchés publics, aux partenariats commerciaux et aux appels d'offres.

Te protéger juridiquement. Sans forme juridique, ton patrimoine personnel est confondu avec celui de ton activité. Si un client te poursuit, si un fournisseur te fait un litige, c'est ta maison, ta voiture, ton épargne personnelle qui sont en jeu. Une SARL, par exemple, limite ta responsabilité au capital investi.

Grandir. Un business informel peut faire du chiffre, mais il ne peut pas embaucher légalement, obtenir un bail commercial solide, importer de la marchandise en son nom ou exporter. La formalisation est le passage obligé de la croissance.

Bénéficier d'avantages fiscaux. L'État sénégalais offre des exonérations et des régimes fiscaux allégés pour les nouvelles entreprises, les jeunes entrepreneurs de moins de 35 ans et les activités dans les zones économiques spéciales. Tu ne peux pas en profiter sans être formalisé.


Les formes juridiques : laquelle choisir ?

Le droit des affaires au Sénégal est régi par l'OHADA (Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), un cadre juridique commun à 17 pays africains. Voici les formes les plus courantes, avec leurs avantages et inconvénients concrets.

L'Entreprise Individuelle

C'est la forme la plus simple. Tu es l'entreprise, l'entreprise c'est toi. Pas de séparation entre ton patrimoine personnel et celui de l'activité.

Pour qui : les petits commerces, les prestataires de services individuels (coiffeuse, couturier, graphiste, consultant), les activités de démarrage à faible risque.

Avantages : création rapide (48 heures à l'APIX), coût très bas (16 000 à 26 000 FCFA), pas de capital minimum, comptabilité simplifiée, décisions prises seul.

Inconvénients : responsabilité illimitée (tes biens personnels sont engagés en cas de dettes), difficulté à obtenir des financements importants, image moins « professionnelle » auprès de certains partenaires.

Coûts de création : 16 000 FCFA sans nom commercial, 26 000 FCFA avec nom commercial (incluant l'enregistrement OAPI).

Le GIE (Groupement d'Intérêt Économique)

C'est la forme la plus populaire au Sénégal, notamment dans l'agriculture, la pêche, l'artisanat et les activités communautaires. Ce n'est pas une société commerciale — c'est un groupement de personnes qui mutualisent leurs moyens.

Pour qui : les groupements de femmes, les coopératives agricoles, les associations de commerçants, les projets collectifs.

Avantages : création rapide (48 heures), coût faible (environ 65 000 FCFA), pas de capital minimum, pas besoin de notaire, structure démocratique (chaque membre a une voix), peut être transformé en SARL plus tard.

Inconvénients : responsabilité solidaire et illimitée des membres (si le GIE a des dettes, chaque membre est personnellement responsable), pas toujours pris au sérieux par les banques et les grands partenaires commerciaux, gouvernance parfois compliquée avec beaucoup de membres.

Coûts de création : environ 65 000 FCFA (35 000 FCFA d'enregistrement des statuts + 30 000 FCFA de frais de greffe).

La SARL (Société à Responsabilité Limitée)

C'est la forme la plus adaptée pour les entrepreneurs ambitieux. Ta responsabilité est limitée à ton apport — si l'entreprise a des dettes, tes biens personnels sont protégés.

Pour qui : tout entrepreneur qui veut une structure solide, crédible et protectrice. Commerce, services, tech, import-export, restauration, etc.

Avantages : responsabilité limitée au capital, crédibilité auprès des banques et partenaires, possibilité d'avoir plusieurs associés (2 à 100), possibilité de céder ou transmettre l'entreprise, accès aux marchés publics.

Inconvénients : création plus complexe et plus coûteuse (passage obligatoire chez le notaire), comptabilité plus exigeante (obligation de tenir une comptabilité conforme au SYSCOHADA), formalités annuelles (assemblée générale, dépôt des comptes).

Capital minimum : il n'y a plus de capital minimum légal pour la SARL en droit OHADA. Tu peux fixer le capital librement dans les statuts — même à 100 000 FCFA. Mais attention : un capital trop faible peut nuire à ta crédibilité auprès des banques. En pratique, un capital de 500 000 à 1 000 000 FCFA est un bon point de départ.

Coûts de création : environ 400 000 à 700 000 FCFA tout compris (notaire + enregistrement + frais APIX + RCCM + NINEA). Le montant varie selon le notaire et le capital.

La SUARL (SARL Unipersonnelle)

C'est une SARL avec un seul associé. Tu as tous les avantages de la SARL (responsabilité limitée, crédibilité) tout en étant seul maître à bord.

Pour qui : l'entrepreneur solo qui veut une protection juridique solide sans avoir de partenaire.

Coûts et démarches : identiques à la SARL.

La SAS (Société par Actions Simplifiée)

Forme plus flexible que la SARL, populaire dans l'écosystème tech et startup. Les règles de gouvernance sont largement définies par les statuts — grande liberté d'organisation.

Pour qui : les startups tech, les projets avec des investisseurs, les entreprises à forte croissance.

Avantages : flexibilité de gouvernance, attractivité pour les investisseurs (facilité d'entrée/sortie du capital), possibilité de créer des catégories d'actions différentes.

Inconvénients : frais de création similaires à la SARL, moins connue des administrations sénégalaises que la SARL classique.

La SA (Société Anonyme)

Réservée aux gros projets. Capital minimum de 10 000 000 FCFA (10 millions). Minimum 2 actionnaires. Nécessite un commissaire aux comptes.

Pour qui : les grandes entreprises, les projets industriels, les sociétés qui visent une cotation en bourse (BRVM).


Les démarches étape par étape

Étape 1 — Choisir ta forme juridique

Utilise le tableau ci-dessus pour choisir. En résumé : si tu es seul et que tu démarres petit, l'entreprise individuelle ou la SUARL. Si vous êtes plusieurs dans un projet communautaire, le GIE. Si tu veux une structure solide pour grandir, la SARL ou la SAS.

Étape 2 — Rédiger les statuts (SARL/SAS/SA)

Les statuts sont le « contrat de naissance » de ta société. Ils définissent la dénomination sociale, l'objet (ce que fait l'entreprise), le siège social, le capital, les associés, les règles de fonctionnement et la durée de vie de la société (généralement 99 ans).

Pour une SARL ou une SAS, le passage chez le notaire est obligatoire. Tu ne peux pas créer une société directement à l'APIX sans passer par un notaire. Le notaire rédige les statuts, les authentifie et se charge de déposer le dossier au Bureau de Création d'Entreprise (BCE) de l'APIX.

Coût du notaire : variable, mais compte environ 300 000 à 500 000 FCFA pour une SARL standard (ce montant inclut généralement la rédaction des statuts, l'authentification et les frais de dépôt).

Pour une entreprise individuelle ou un GIE, tu peux aller directement à l'APIX sans notaire.

Étape 3 — Déposer le capital (SARL/SAS/SA)

Le capital social doit être déposé chez le notaire ou sur un compte bancaire au nom de la « société en formation ». Le compte est débloqué dès que l'entreprise est immatriculée au RCCM.

Astuce : ouvre le compte bancaire de la société en formation avant d'aller chez le notaire — certains notaires l'exigent.

Étape 4 — S'immatriculer à l'APIX (BCE)

Le Bureau de Création d'Entreprise (BCE) de l'APIX est un guichet unique qui regroupe plusieurs administrations en un seul lieu. En une visite, tu obtiens ton RCCM, ton NINEA et ta déclaration d'établissement.

Où : APIX, Route de Ngor, Zone B, Dakar. Le BCE est aussi accessible dans certaines chambres de commerce régionales.

Le RCCM (Registre du Commerce et du Crédit Mobilier) est ton « acte de naissance » commercial. Il prouve que ton entreprise existe légalement.

Le NINEA (Numéro d'Identification Nationale des Entreprises et Associations) est ton identifiant fiscal. C'est le numéro que tu utiliseras pour toutes tes déclarations aux impôts.

Documents à fournir (entreprise individuelle) :

Une copie de ta CNI ou passeport. Un certificat de résidence délivré par la police ou la mairie. Un casier judiciaire de moins de 3 mois (ou une déclaration sur l'honneur disponible à l'APIX, avec obligation de fournir le casier dans les 75 jours). Le formulaire de demande rempli. Le paiement des frais (16 000 à 26 000 FCFA).

Documents à fournir (SARL/SAS — via le notaire) :

Statuts authentifiés par le notaire. PV de nomination du gérant. Attestation de dépôt de capital. Copies des CNI de tous les associés. Casier judiciaire du gérant. Déclaration sur l'honneur. Paiement des frais de greffe et d'enregistrement.

Délais : 48 heures pour une entreprise individuelle ou un GIE. 3 à 5 jours ouvrables pour une SARL (si tous les documents sont complets). En pratique, compte 1 à 2 semaines pour être tranquille.

Étape 5 — S'inscrire aux impôts (DGID)

Après l'obtention du NINEA, tu dois t'enregistrer auprès de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) pour obtenir ton attestation d'existence fiscale et choisir ton régime d'imposition.

Les régimes fiscaux :

La Contribution Globale Unique (CGU) est le régime simplifié pour les petites entreprises dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 50 millions FCFA. Un seul impôt forfaitaire remplace les multiples taxes — c'est le régime le plus adapté pour les débutants.

Le régime du réel simplifié s'applique aux entreprises avec un CA entre 50 et 100 millions FCFA. Tu dois tenir une comptabilité conforme mais simplifiée.

Le régime du réel normal concerne les entreprises avec un CA supérieur à 100 millions FCFA. Comptabilité complète, IS à 30%, TVA, etc.

Le taux d'IS (Impôt sur les Sociétés) : 30% sur les bénéfices pour le régime général. Des taux réduits existent pour les entreprises en Zone Économique Spéciale (ZES).

Étape 6 — S'immatriculer à la Caisse de Sécurité Sociale et à l'IPRES

Si tu prévois d'embaucher des salariés (même un seul), tu dois t'immatriculer auprès de la CSS (Caisse de Sécurité Sociale) et de l'IPRES (Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal).

La CSS couvre les prestations familiales, les accidents du travail et les maladies professionnelles.

L'IPRES gère les retraites.

Les cotisations patronales représentent un pourcentage du salaire brut — c'est un coût à intégrer dans ton business plan dès le départ.


Combien ça coûte au total ?

Voici un récapitulatif réaliste des coûts de création.

Entreprise individuelle : 16 000 à 26 000 FCFA. C'est le coût le plus bas. Si tu démarres avec un budget très serré, c'est la voie la plus accessible.

GIE : environ 65 000 FCFA (hors frais de déplacement et photocopies).

SARL standard : 400 000 à 700 000 FCFA tout compris (notaire + frais APIX + enregistrement). Ce montant ne comprend pas le capital social lui-même, qui est ton argent investi dans l'entreprise.

SAS : similaire à la SARL.

SA : à partir de 1 000 000 FCFA en frais + le capital minimum de 10 000 000 FCFA.

Les frais « cachés » à prévoir : les photocopies et légalisations (quelques milliers de FCFA mais ça s'accumule), l'ouverture du compte bancaire professionnel (certaines banques exigent un dépôt minimum), le cachet de l'entreprise (5 000 à 15 000 FCFA), la domiciliation si tu n'as pas de local (des sociétés de domiciliation à Dakar proposent des adresses professionnelles à partir de 15 000 FCFA/mois).


Les financements disponibles

La DER/FJ

La Délégation Générale à l'Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes est le principal bras financier de l'État pour les entrepreneurs. Présente dans les 14 régions du Sénégal avec plus de 150 000 projets financés.

Types de financement : nano-crédit (petits montants pour les très petites activités), prêts d'honneur, subventions, prise de participation dans les startups. Montants de 500 000 FCFA à plus de 100 millions FCFA selon le programme et le projet.

Cible : jeunes de moins de 40 ans et femmes entrepreneures en priorité.

Secteurs prioritaires : agriculture et agro-transformation, numérique (FinTech, AgriTech, e-santé), artisanat, tourisme, commerce et services.

Comment postuler : via le site der.sn ou directement dans les Pôles Emploi et Entrepreneuriat (PEEFJ) de ta région.

Le FONGIP

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires ne te prête pas directement de l'argent — il garantit ton prêt auprès d'une banque. En d'autres termes, si tu n'as pas de garantie (terrain, maison, véhicule) à donner à la banque, le FONGIP se porte garant pour toi.

Le FONGIP bonifie aussi les taux d'intérêt — tu paies moins cher ton crédit bancaire.

L'ADEPME

L'Agence de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises offre de l'accompagnement technique plutôt que du financement direct : conseil en gestion, aide à la structuration, mise en relation avec des financeurs, Fonds à Frais Partagés pour subventionner tes dépenses de conseil et de certification.

Les incubateurs et accélérateurs

L'écosystème d'incubation au Sénégal est dynamique. CTIC Dakar (le premier incubateur TIC d'Afrique de l'Ouest, lancé en 2011), Jokkolabs, Impact Hub Dakar, La Fabrique, Cofina Startup House, CONCREE — chacun offre du mentorat, de l'espace de coworking, de la mise en réseau et parfois du financement d'amorçage.

Astuce : rejoindre un incubateur te donne accès à un réseau de mentors, de partenaires et de financeurs que tu mettrais des années à construire seul.

Les concours et programmes internationaux

La Tony Elumelu Foundation offre 5 000 USD de financement non remboursable + formation + mentorat aux entrepreneurs africains (candidatures annuelles). Orange Corners accompagne les jeunes entrepreneurs. Afric'Innov, Google for Startups, USAID et d'autres organismes proposent régulièrement des programmes ouverts aux Sénégalais.


Les 7 erreurs des entrepreneurs débutants au Sénégal

Erreur 1 : Commencer sans business plan

Un business plan n'est pas un document bureaucratique — c'est ta feuille de route. Combien vas-tu investir ? Combien vas-tu vendre ? À qui ? À quel prix ? Quelles sont tes charges fixes ? Quand seras-tu rentable ? Si tu ne peux pas répondre à ces questions avant de démarrer, tu navigues à l'aveugle.

Erreur 2 : Rester dans l'informel trop longtemps

Plus tu attends pour formaliser, plus c'est difficile de régulariser ta situation fiscale et administrative. Et tu te prives des financements, des partenariats et des opportunités réservés aux entreprises formelles.

Erreur 3 : Mélanger argent personnel et argent du business

C'est l'erreur la plus destructrice. L'argent qui entre dans le business paie tes courses personnelles, le loyer de la maison, la scolarité des enfants. Six mois plus tard, tu ne sais plus si ton entreprise gagne ou perd de l'argent. Ouvre un compte bancaire dédié au business dès le premier jour et ne mélange jamais.

Erreur 4 : Investir tout dans le stock sans tester le marché

Tu empruntes 2 millions FCFA et tu achètes un stock énorme de marchandise... que personne ne veut acheter. Teste d'abord avec un petit stock. Valide que des clients existent et sont prêts à payer. Ensuite, monte en puissance.

Erreur 5 : Ignorer la fiscalité

Beaucoup d'entrepreneurs créent leur entreprise puis « oublient » les impôts. La DGID, elle, n'oublie pas. Les pénalités de retard et les redressements fiscaux peuvent tuer une jeune entreprise. Dès la création, comprends tes obligations fiscales (CGU, IS, TVA selon ton régime) et provisionne les montants correspondants.

Erreur 6 : Choisir la mauvaise forme juridique

Un GIE pour un projet individuel de e-commerce, une SA pour une petite boutique de quartier — des choix inadaptés qui créent de la complexité et des coûts inutiles. Prends le temps de choisir la bonne forme dès le départ (la transformation est possible mais coûteuse et longue).

Erreur 7 : Négliger le digital

En 2026, un business sans présence en ligne est un business invisible pour une grande partie de ta clientèle potentielle. Au minimum : une page Facebook professionnelle, un compte Instagram si ton activité est visuelle, et un numéro WhatsApp Business dédié. Le e-commerce via TikTok Shop et Instagram est en explosion au Sénégal — ne rate pas ce virage.


Foire aux questions

Quel est l'âge minimum pour créer une entreprise au Sénégal ?

18 ans pour une entreprise individuelle. Pour une SARL ou SAS, il n'y a pas de restriction d'âge pour être associé, mais le gérant doit être majeur.

Peut-on créer une entreprise en ligne au Sénégal ?

Pour le moment, seuls les notaires de Dakar peuvent soumettre en ligne les dossiers d'immatriculation. Tu ne peux pas encore créer ta société entièrement en ligne en tant que particulier. Le passage physique à l'APIX ou chez le notaire reste nécessaire.

Peut-on transformer un GIE en SARL ?

Oui. C'est la seule transformation de forme juridique autorisée directement par l'OHADA. Si ton GIE grandit et que tu veux une structure plus solide, la transformation en SARL est possible — moyennant des frais de notaire et de nouvelles formalités.

Combien de temps prend la création ?

48 heures pour une entreprise individuelle ou un GIE à l'APIX. 3 à 5 jours ouvrables pour une SARL si tous les documents sont complets. En pratique, en comptant les allers-retours chez le notaire, la banque et l'APIX, compte 2 à 3 semaines pour être opérationnel.

Faut-il un local pour créer son entreprise ?

Non. Tu peux déclarer ton domicile comme siège social ou utiliser une société de domiciliation. Beaucoup d'entrepreneurs sénégalais démarrent depuis chez eux et ne prennent un local que quand l'activité le justifie.

Un étranger peut-il créer une entreprise au Sénégal ?

Oui, sans restriction particulière pour la plupart des formes juridiques. Les formalités sont similaires, avec quelques documents supplémentaires (casier judiciaire du pays d'origine, titre de séjour ou visa). Le Sénégal est l'un des pays les plus ouverts d'Afrique de l'Ouest à l'investissement étranger.


Checklist de création : le récapitulatif

Forme juridique choisie et adaptée au projet. Business plan rédigé (même basique). Statuts rédigés (si SARL/SAS/SA — chez le notaire). Capital déposé (si société de capitaux). Dossier complet déposé à l'APIX (BCE). RCCM obtenu. NINEA obtenu. Compte bancaire professionnel ouvert. Inscription à la DGID (régime fiscal choisi). Inscription CSS et IPRES (si salariés prévus). Cachet de l'entreprise fait. Présence digitale créée (page Facebook, WhatsApp Business).


Le mot de la fin

Créer une entreprise au Sénégal n'a jamais été aussi accessible. Les démarches se sont simplifiées, les coûts ont baissé, les structures d'accompagnement se sont multipliées. L'écosystème — de l'APIX à la DER/FJ en passant par les incubateurs — est là pour t'aider.

Le plus difficile, ce n'est pas l'administration. C'est de faire le premier pas. De passer de « j'ai une idée » à « j'ai un NINEA ». De passer du statut de rêveur à celui d'entrepreneur.

Ce guide t'a donné la feuille de route. Les démarches sont claires, les coûts sont connus, les adresses sont listées. Il ne reste plus qu'à y aller.

Bonne création — et bienvenue dans le monde de l'entrepreneuriat sénégalais.


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